L’herbier de Jean-Henri Fabre est un précieux témoignage de l’histoire de la flore régionale. La restauration de cet herbier a été réalisée par le Muséum national d’Histoire naturelle, soit plus de 13 000 planches restaurées, informatisées et accessibles sur la base de données du Muséum.


Cet herbier comprend des spécimens de plantes méditerranéennes et de Corse.
Fabre a commencé sa collection à l’âge de 18 ans, et n’a cessé de l’enrichir par des échanges avec des naturalistes et des botanistes (Esprit Requien, Bernard Verlot, Théodore Delacour, Henri Lecoq et plus de 100 autres récolteurs)

 

Inventaire et restauration

À partir de l’an 2000, inclus dans le programme de sauvegarde et restauration du domaine de Sérignan, l’herbier a été pris en compte dans sa globalité et par l’ensemble des services concernés.
Il a fait l’objet : d’une désinfection, d’un état des lieux, d’un inventaire liasses à liasses, d’une restauration et d’une informatisation aux normes.

Il a été estimé à 20 000 échantillons en 1997 lors d’une expertise. Pour les phanérogames représentant 10 100 parts majoritairement collectés dans les années 1870/1880, la restauration, la révision taxonomique et l’informatisation sont terminées.

La plupart des échantillons ont été récoltés dans le Vaucluse. Cependant, certains d'entre eux  proviennent des Hautes-Alpes et de Corse où Fabre exerça pendant quatre années en tant que  professeur de physique au collège impérial d’Ajaccio. Également achevé, le traitement de la collection de bryophytes soit un total de 850 spécimens.

Le travail se poursuit avec le traitement de la collection de lichens et de champignons dans laquelle 96 types ont été mis en évidence renforçant ainsi l’intérêt scientifique de cet ensemble.

NUMÉRISATION

Toutes les informations figurant sur le matériel restauré (dates, lieux, récolteurs, taxons etc..) sont enregistrées dans la base de données SONNERAT commune à plusieurs herbiers. Elle permet :

  • la constitution d’un catalogue consultable par Internet ;
  • l’amélioration de la gestion du matériel (organisation du rangement, édition d’étiquettes et suivit des prêts) ;
  • les extractions de données en fonction des besoins des chercheurs.

Parallèlement à ce travail, la nomenclature taxonomique est mise à jour au fur et à mesure que les parts sont enregistrées dans la base. À terme, les échantillons les plus intéressants seront scannés pour affiner les données.


Conservation

L'herbier n'est donc plus exposé au cabinet de travail, mais conservé dans une salle coffre dont la température et l'hygrométrie sont parfaitement contrôle.

L'accès a cet herbier est désormais réservé aux chercheurs même si quelques planches d'herbier sont encore exposées au cabinet de travail.